Le masseur-kinésithérapeute s’abstient, même en dehors de l’exercice de sa profession, de tout acte de nature à déconsidérer celle-ci.

Les actes de nature à déconsidérer la profession peuvent avoir été commis par un masseur-kinésithérapeute aussi bien dans l'exercice de sa profession qu'en dehors de celui-ci, dans sa vie privée ou dans l'accomplissement d'autres activités.

S’il est évident que par des manquements à la déontologie dans l’exercice de sa profession, le masseur-kinésithérapeute contribue à déconsidérer celle-ci, ses comportements en dehors de son exercice professionnel peuvent également être sanctionnés ; à titre d’exemple, un masseur-kinésithérapeute peut être aussi bien condamné pour un manquement à son devoir d’information dans le cadre de l’exercice de sa profession, que pour une conduite en état d’ivresse.

En ce sens la Chambre disciplinaire nationale a sanctionné un masseur-kinésithérapeute pour son comportement privé alors qu’il ne payait pas ses loyers et qu’il changeait d’adresse pour échapper à ses créanciers :

Décisions CDN n°021-2014 et 070-2014 du 12 avril 2016 : « …/… qu'il est constant qu'il ne s'est pas acquitté de la totalité des loyers correspondants à cette location ; …/… ; qu'il est constant ainsi qu'en témoigne un constat d'huissier que M. V. ne s'est pas acquitté de cette obligation et a quitté le département des Alpes-Maritimes pour s'inscrire au tableau d'autres départements ; que ces faits, bien que commis dans le cadre privé, sont constitutifs d'un manque de probité de nature à déconsidérer la profession de masseur-kinésithérapeute et, par suite, fautifs ; qu'il sera fait une juste appréciation de leur gravité en condamnant M. V. à la sanction de la suspension d'exercer la profession de masseur-kinésithérapeute pendant une durée de douze mois dont neuf mois avec sursis…/… ».