Le masseur-kinésithérapeute ne doit pas s’immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients.

Cet article veut définir les limites et le cadre de l'intervention du masseur-kinésithérapeute dans l'exercice de sa profession, lorsqu’il est amené à s’immiscer dans l'intimité familiale, ou la vie privée du patient.

Le masseur-kinésithérapeute et son patient étant dans un rapport de confiance réciproque, le professionnel ne doit jamais aller au-delà des limites de son rôle, et s'interdit la curiosité. Il ne doit pas exploiter une information à des fins personnelles ni se départir de son impartialité. Il respecte une parfaite neutralité (se référer plus tard à décision CDPI Poitou-Charentes 30 décembre 2015 histoire viager Belanger).

Souvent confident, le masseur-kinésithérapeute qui se verrait incité par un patient, ou sa famille, à jouer le rôle d'arbitre, ne doit jamais s'ériger en juge de la situation familiale. Il ne doit pas établir de certificat imprudent ou de complaisance. Il s'impose une bienveillante neutralité lors des successions, divorces ou actes officiels liés aux évolutions des situations des patients et de leurs proches.

Le masseur-kinésithérapeute ne doit pas hésiter à se rapprocher de son conseil départemental quand le discernement est malaisé, ou que la famille le pousse à prendre part à une médiation.